Une analyse pénétrante d'Alain Soral, sociologue dissident, sur les tenants et les aboutissants des attentats de Paris (13 novembre 2015).
J’écris dans ce décor tragique où les acteurs Ont perdu leur chemin, leur sommeil et leur rang Dans ce théâtre vide où les usurpateurs Ânonnent de grands mots pour les seuls ignorants. ARAGON
braniya chiricahua
Antonio Gramsci
mercredi 25 novembre 2015
lundi 23 novembre 2015
DERRIÈRE LA PRISE D'OTAGES DE BAMAKO
Un article de Bernard Lugan
L'attentat
tragique de Bamako s'explique par la progression vers le sud d'un
islamisme armé ayant profité du vide créé par la désastreuse
intervention militaire française de 2011 en Libye.
Qui
plus est, les réductions opérées sous la présidence de Nicolas
Sarkozy ont eu pour conséquence de livrer au gouvernement de
François Hollande, un outil militaire très affaibli. Dans ces
conditions, malgré les prouesses opérées par les 3000 soldats
français chargés de stabiliser un désert de près de 3 millions de
kilomètres carrés, il était impossible à nos Armées, en raison
même de leur format, de prévenir tout risque d'attentat au Mali.
Si
le président Sarkozy n'avait réduit de façon si drastique les
forces pré positionnées françaises, notamment à Bamako, en
déclarant en 2006 dans cette même ville que "la France n'a pas
besoin de l'Afrique", il est fort probable que les islamistes
n'auraient jamais osé s'en prendre de la sorte aux intérêts
européens.
Ceci
étant, dans l'affaire de la prise d'otages de Bamako, six éléments
ne doivent pas être perdus de vue :
1)
Les autorités maliennes ont pour ennemis prioritaires les
séparatistes touareg. Les jihadistes qui combattent ces derniers et
qui ne demandent pas la partition du Mali sont de fait des alliés.
2)
Refusant de reconnaître qu'elles ont laissé les jihadistes
gangrener Bamako, ces mêmes autorités maliennes ont donc été
promptes à faire porter la responsabilité de l'attaque de l'hôtel
Radisson sur l'ennemi "nordiste" (touareg), ou sur des
étrangers (le jihadiste algérien Moktar ben Moktar).
3)
L'émiettement du pouvoir central s'accélère. L'armée malienne
étant incapable de contrôler le pays, les autorités de Bamako ont
en effet encouragé la création de milices ethniques destinées
à lutter contre les Touareg. Au nord, nous avons ainsi le GATIA (
Groupe d'auto défense touareg Imghad et alliés) dirigé par le
colonel Ag Gamou. Au sud du fleuve, le FLM (Front de libération du
Macina), héritier des milices peul d'auto-défense des années 2000
a basculé dans le fondamentalisme inspiré de la secte Dawa
d'origine pakistanaise. Or, avec le Macina, c'est le coeur même du
Mali qui est touché, et non plus les extrêmes périphéries
sahariennes nordistes. Après les Touareg, les Maures et les Peul,
les Sénoufo vont-ils à leur tour créer un groupe armé pour
revendiquer la renaissance de leur Kénédougou?
4)
Contrairement à ce qui est toujours écrit, au Mali, comme dans tout
le Sahel, nous ne sommes pas d'abord face à une guerre de religion,
mais en présence de résurgences de conflits historiques, ethniques,
raciaux et sociaux sur lesquels, avec opportunisme, se sont greffés
les islamistes. Le fondamentalisme islamique n’est donc pas la
cause de la septicémie sahélienne, mais la surinfection d’une
plaie géo-ethnique.
5)
Ceci étant, tout le Sahel est actuellement confronté à une
tentative hégémonique de la part d'un islam radical, sorte de
fourre-tout sublimant déceptions, désillusions et frustrations,
comme hier le marxisme. Cet islam révolutionnaire financé par les
monarchies pétrolières du Golfe a connu une progression silencieuse
avant de s'affirmer aujourd'hui au grand jour avec l'introduction de
normes nouvelles comme la prière de nuit (le tahajjud),
la burqa, la séparation des sexes ou encore de nouveaux rites
mortuaires.
6)
Nous assistons à un renversement du paradigme nordisme = islam et
sudisme = christianisme. La conversion galopante des ethnies sudistes
a en effet changé la nature de l’islam local à travers la
fabrication d’une artificielle identité africaine arabophone
musulmane qui échappe de plus en plus aux structures
traditionnelles.
NB
: Pour tout ce qui concerne l'insolite et dévastatrice guerre que
Nicolas Sarkozy, inspiré par BHL, déclencha contre le colonel
Kadhafi, ainsi que sur ses conséquences régionales, voir mon
livre Histoire et géopolitique de la Libye (novembre
2015), uniquement disponible à l'Afrique Réelle.
Bernard
Lugan
21/11/15
http://bernardlugan.blogspot.fr/2015/11/derriere-la-prise-dotages-de-bamako.html
dimanche 15 novembre 2015
ATTENTATS DU 13 NOVEMBRE 2015 : QUI SONT LES VÉRITABLES RESPONSABLES ?
L'institut catholique Civitas a publié ce communiqué :
"L’Institut
Civitas présente ses condoléances aux familles et aux amis des
victimes de ces effroyables attentats de Paris qui endeuillent la
France entière. Nos prières accompagnent toutes celles et tous ceux
dont la vie a été volée ce soir du 13 novembre 2015. L’Institut
Civitas fera célébrer une messe à leur intention.
Par-delà
la peine et le deuil, le devoir de justice impose d’identifier et
de punir les coupables de ces actes odieux.
Or,
les coupables ne sont pas uniquement ceux qui ont appuyé sur la
gâchette d’une arme ou fait usage d’une ceinture d’explosifs.
Les
coupables sont aussi ceux qui, de manière irresponsable, ont
organisé le chaos au Proche et au Moyen-Orient puis ont facilité,
voire orchestré, le développement d’organisations djihadistes
(Front al-Nosra, État islamique…) en Irak et en Syrie.
De
nombreux personnages politiques français, de droite comme de gauche,
portent une grave responsabilité dans cette situation en ayant
contribué directement ou indirectement au financement et à
l’armement de factions islamistes dans le cadre de manœuvres
géopolitiques d’apprentis sorciers aux côtés de prétendus
alliés d’une coalition mondialiste et des pétro-monarchies du
Golfe.
De
la même façon, les personnages politiques français, de droite
comme de gauche, portent une grave responsabilité dans l’invasion
migratoire qui déferle sur l’Europe et affecte durement la France,
et qui facilite l’entrée sur notre territoire d’individus
aguerris au terrorisme et aux techniques de guerre.
La
France est aujourd’hui en état de guerre, par la responsabilité
même de ceux qui ont pour mission de la gouverner et de la protéger.
Il
faudra bien qu’un jour le tribunal de l’Histoire s’en
souvienne."
Alain
Escada, président de Civitas
Source : medias-presse.info
jeudi 12 novembre 2015
LA KABYLIE STATUFIÉE
C'est
un article du quotidien El Watan qui nous l'apprend : érection
de 11 statues de colonels de l'ALN en pays kabyle.
En
soi, ce prurit soudain de statuaire serait plutôt sympathique dans
un pays musulman qui interdit, en principe, la représentation
figurée, surtout celle à trois dimensions (assimilée à
l'idolâtrie). De plus, rendre hommage à des combattants de la
liberté, relèverait du patriotisme bien compris. Seulement voilà :
1)
les statues sont celles de colonels nés exclusivement en Kabylie,
même quand ils ont exercé leur commandement dans une autre région
(cas de Ouamrane, Dehilès, Zaamoum).
2) L'un des onze colonels n'en était pas un, puisqu'il s'agit de 'Abane Ramdane !
Et
voilà où mène le chauvinisme régionaliste : à abraser les
vérités historiques liées au choix des hommes pour ne laisser
subsister d'eux que ce qu'ils n'ont pas choisi, leur lieu de
naissance. On arrive ainsi à des absurdités telles celles qui font
voisiner le nom et l'effigie de 'Abane -promoteur de la suprématie
du politique sur le militaire- avec ceux qu'il qualifiait de
« gardiens de chèvres portant une arme » (dixit F.
Fanon).
De
même, le malheureux 'Abane est-il ramené aux dimensions de ceux-là
mêmes qui ont donné leur onction à son assassinat -Krim Belkacem
(à qui 'Abane donnait du Aghioul) et Ouamrane (que 'Abane
n'aimait pas pour des raisons, disons, personnelles)-, deuxième
absurdité à quoi mène ce chauvinisme de l'extrait de naissance.
Et
que dire de la « présence » de celui qui s'est fait
rouler comme un bleu dans la farine sanglante de la… bleuite, le
sanguinaire Aït Hamouda qui, non content d'avoir égorgé des
centaines d'élèves et d'étudiants algériens venus rejoindre les
maquis, allait exterminer en une nuit un village -kabyle- entier,
mille personnes égorgées ?
Et
puis de cette autre, celle de Mohamedi Saïd, devenu dans les années
90 vice-président du FIS et qui revendiquait le massacre de Mélouza
(1958) en insultant les morts de cette dechra, tous qualifiés de
traîtres.Même les enfants ?
Abolition
du simple bon sens historique-critique, régression du sens national
vers le tribalisme primaire, continuez comme cela, mes frères et
Georges Soros se fera un plaisir de vous concocter bientôt une bonne révolution, couleur
jaune canari.
UN ARTICLE RACISTE DE AÏT BENALI BOUBEKEUR
Le
Huffington Post Maghreb vient de publier coup sur coup deux articles
sur l'ouvrage de Yassin Temlali (YT)-La genèse de la Kabylie-,
l'un, magistral, de l'historienne Malika Rahal, l'autre, tendancieux
et même, disons-le, honteux, d'un « électronicien passionné
d'histoire » (c'est lui-même qui se présente ainsi).
Autant,
en effet, l'article de M. Rahal se situe au niveau de l'abstraction
et du concept (sa réflexion a pour objet la notion de
constructivisme qu'elle estime être au centre de la pensée de YT :
ou comment la Kabylie a été înventée), autant celui de
l'électronicien se traîne dans les approximations historiques et
les lieux communs racistes. À le lire -et bien qu'il prenne des
précautions toutes rhétoriques dans l'exorde de son écrit-, on a
l'impression que l'essentiel de l'ouvrage de YT se ramènerait à la
séquence de l'arrivée des Hilaliens, ces expulsés (sic) de
l'orient, cette barbarie (resic) qui a fait fuir les Berbères
vers les montagnes et qui serait même à l'origine du caractère
violent des Algériens (sic encore) ! L'école psychiatrique
d'Alger ( que F. Fanon dénonçait comme raciste) n'aurait pas dit
mieux. Autant de mots faits pour blesser avec autant de
contre-vérités historiques et de confusion systématique entre
Berbères et Kabyles.
-
Les Hilaliens (Bni-Hillal et Bni-Souleym) étaient une confédération
de tribus guerrières, originaires du Nejd. Dernières converties à
l'islam, elles participèrent, aux côtés des Qarmates, au sac de La
Mecque et au transfert de la pierre noire de la Kaaba à Bahrein (où
les Qarmates avaient érigé un Etat à communisme intégral).
Établis sur la rive orientale du Nil, les Hilaliens furent
sollicités -et rétribués- par le calife fatimide pour une mission
précise : aller châtier les renégats zirides qui venaient
d'apostasier le chi'isme. Les Hilaliens écrasèrent l'armée des
zirides sanhajas quelque part en territoire tunisien actuel et
redescendirent vers le désert, leur lieu naturel. Leur marche vers
l'ouest -Taghriba- se déroulera suivant une ligne horizontale
située aux confins des hauts-plateaux et de l'Atlas saharien.
Comment
oser dire, alors, que les Berbères, fuyant la barbarie
hilalienne, se sont réfugiés sur les montagnes de la Kabylie ?
Aussi faux qu'absurde, les seuls Berbères qui fuyaient étant
probablement les débris de l'armée ziride. Mais cette absurdité
n'a-t-elle pas, en réalité, une fonction qui est de cacher une
donnée historique attestée par tous les historiens, celle de la
coexistence des Hilaliens et des Berbères znata ? Deux
exemples, à ce titre :
-Dans
son livre Jazya,, princesse berbère, (éditions Chiheb),
Nadia Chelligue dévide la légende aurésienne de cette princesse
znata qui épouse le guerrier hilalien Diyab. Le mythe réalise ainsi
au niveau symbolique la réalité de l'union de la berbérie
agropastorale -principe féminin, la terre- avec l'arabe guerrier et
poète -principe masculin, le ciel.
-Leur
geste va emmener les Hilaliens au pied de l'atlas saharien. Là, ils
côtoieront une grande tribu berbère znata, qui servait de makhzen
aux Almohades. Quand l'empire implosa, cette tribu, les Bni Abdelwad,
s'empara de Tlemcen et fonda le royaume zianide, sous la conduite de
Yaghmoracen. Ce dernier, en butte aux attaques des Mérinides de Fès,
enrôla une puissante fraction des Hilaliens, les Bni-'Amer, pour lui
servir de Makhzen. Yaghmoracen récompensera les Bni-'Amer en leur
attribuant la plaine d'Oran.
On
voit ce qu'il en est de cette antienne ressassée par des esprits
tribalistes primaires, présentant les Arabes comme des colonisateurs
avant la lettre. C'est si peu vrai, d'ailleurs, que des historiens
contemporains avancent une explication à cette énigme historique :
la foudroyante islamisation du Maghreb par quelques centaines de
cavaliers arabes, au 7° siècle. Aujourd'hui, les spécialistes
avancent l'explication suivante : si les Berbères maghrébins
se sont islamisés si rapidement c'est parce que la nouvelle religion
leur a été apportée par leurs frères Berbères libyens de
Cyrénaïque.
Les
Berbères de Cyrénaïque, poussés par la sécheresse, cherchaient
constamment à rallier la vallée du Nil pour s'y installer. D'où un
incessant conflit avec l'Egypte. Quand les Arabes s'emparèrent de ce
dernier pays (après avoir vaincu l'empire byzantin), les Berbères
de Cyrénaïque les accueillirent avec joie et embrassèrent leur
religion. Et ce sont ces Berbères, encadrés par quelques légions
arabes, qui islamiseront le Maghreb.
Joli coup de pied de l'âne, n'est-ce pas ?
Joli coup de pied de l'âne, n'est-ce pas ?
dimanche 1 novembre 2015
POUR EN FINIR AVEC LE 1er NOVEMBRE 1954
C'est une affaire entendue :
dès qu'il s'agit de l'histoire de la guerre d'indépendance
algérienne, on ne peut pas éviter l'expression « occasions
manquées ». Certains -comme l'historien Gilbert Meynier- la
récusent. « Il n'y pas eu d'occasions ratées parce qu'il n'y
a pas eu d'occasions tentées » dit-il ici :
https://www.youtube.com/watch?v=E3IYRjUb190#t=12.
En effet. Ce que l'on nomme
occasions ratées n'est qu'une longue suite d'insignes lâchetés
d'un pouvoir central qui ne ratait jamais une occasion, lui, de se
coucher devant les rodomontades ou les manœuvres des chefs
autoproclamés du peuplement européen de la colonie. Un quarteron de
politiciens racistes qui auraient voulu s'en tenir au code de
l'indigénat de sinistre mémoire. Car l'aveuglement des tenants de
la colonisation, leur refus de toute réforme -même de la plus
platonique comme celle du projet Blum-Violette qui voulait accorder
la citoyenneté française à quelque 20 000 Algériens, et qui fut
farouchement combattue et coulée-, a une origine fondamentale :
le racisme. Tout projet colonial exige, en effet, la déshumanisation
de celui à qui on va voler sa terre et le réduire à merci. Le
colon se donne ainsi et à peu de frais bonne conscience. Ce racisme
peut évidemment évoluer en paternalisme racialiste (« Mes
Arabes sont de grands enfants »), mais sans oublier que « qui
aime bien châtie bien », preuve par le 08 mai 1945.
Cette intransigeance et cette
cécité ont fait le jeu de ceux qui, de l'autre côté de la
barrière raciale, rêvaient de prendre la place du maître, parce
qu'ils ont été à l'école du maître et qu'ils ont goûté
fantasmatiquement aux délices de la citoyenneté. Alors, le
citoyen fantasmé en eux n'accepte plus d'être traité en
indigène. Il se révolte. Est-ce un hasard que l'on nomme la guerre
d'indépendance « Thaoura », qui veut dire
« s'insurger »?. (Remarquons que les grandes
insurrections dans les Caraïbes et en Amérique du sud au XIX°
siècle ont été le fait des métis : le métis est deux et à
partir d'un certain moment, le Blanc en lui n'accepte plus d'être
traité en Noir). Être allé à l'école du maître veut dire qu'on
en avait les moyens. De fait, les hommes de l'Insurrection
appartiennent pour l'écrasante majorité d'entre eux à la
notabilité rurale (paysans petits et moyens) et à la petite
bourgeoisie citadine (commerçants, fonctionnaires subalternes de
l'administration, professions libérales -avocats, médecins,
pharmaciens). Ajouter à cela que certains d'entre eux, d'ascendance
koulouglie, s'estimaient d'autant plus légitimes à prendre la place
du maître que la colonisation française a empêché leurs ancêtres
de s'établir en dynastie régnante. Il suffit de citer quelques noms
(Boussouf, Bentobbal, Kiouane…) pour que la religion du lecteur
soit faite : sensation de bise glacée dans l'échine…
La
légende -tenace- qui attribue le 1er
Novembre 54 aux
éléments plébéiens
ne résiste pas une seconde à l'analyse des faits. Il
suffit de regarder les CV des responsables. (Ainsi,
mon douar -El M'saada, à 5km de Rio-Salado-El Malah- a participé
activement au 1er
Novembre, est devenu un sanctuaire pour l'ALN et a donné quelque 210
martyrs, c'est-à-dire la quasi totalité des hommes valides. Tous
étaient des paysans cultivant leur lopin de terre, en
général du vignoble ;
certains étaient aisés. Tous étaient des Badissiya, fiers
de leurs origines arabes -quand l'Arabe était au centre du mépris racial-, avant de passer au FLN ;
beaucoup
étaient lettrés en arabe pour avoir
fréquenté la medersa du douar. Pas un chômeur ou un khammès parmi eux.)
Les
raisons d'une telle mystification sont évidentes : le PPA ayant
la prétention de parler au nom du peuple algérien, ses
dirigeants se sont pris au jeu de leur propre idéologie, se sont
pris pour le peuple en acte. Mais
prétendre parler au nom du peuple, c'est prétendre détenir la
vérité en politique : le totalitarisme était en germe dans le
PPA ; il s'épanouira dans le FLN/ALN et triomphera dans le
système ANP/SM actuel (Armée + Sécurité militaire).
« L'anatomie
de l'homme est la clé de l'anatomie du singe », avait dit
Marx. Les Algériens d'aujourd'hui disent de leurs dirigeants :
« Comment tu étais et comme tu es devenu ! »
(paraphrase d'une chanson de Khaled « ki kount wa ki wallit »).
Ils seraient mieux avisés de dire : « Sachant
ce que tu es devenu, voici ce que tu étais ».
Pour
en revenir aux occasions « non tentées »,
voici,
pour la bonne bouche, le texte de la déclaration du Bureau politique
du PCA, datée du 02 novembre 1954. La voix de la raison, de la mesure et de la justice, celle du courage politique et
de l'humanisme. Ah si...
« Le
Bureau politique du Parti communiste algérien, après avoir analysé
les informations au sujet des différentes actions armées qui ont eu
lieu dans plusieurs points du territoire algérien et en particulier
dans les Aurès, estime qu’à l’origine de ces événements il y
a la politique colonialiste d’oppression nationale, d’étouffement
des libertés et d’exploitation, avec son cortège de racisme, de
misère et de chômage, dont les sphères officielles sont obligées
de reconnaître aujourd’hui l’existence.
« Le
Bureau politique estime par conséquent que les responsabilités
fondamentales dans ces événements incombent entièrement aux
colonialistes qui, malgré les expériences du Vietnam, du Maroc et
de la Tunisie, s’obstinent dans une politique d’opposition et de
force, face aux aspirations légitimes du peuple algérien, pour
maintenir les privilèges d’une poignée de gros propriétaires
fonciers, de banquiers et de trusts coloniaux.
« Il
rappelle que la répression n’a jamais réglé et ne réglera pas
les problèmes politiques, économiques et sociaux que pose devant le
monde contemporain l’essor irrésistible des mouvements nationaux
de libération.
« Il
estime que la meilleure façon d’éviter les effusions de sang,
d’instaurer un climat d’entente et de paix, consiste à faire
droit aux revendications algériennes par la recherche d’une
solution démocratique qui respecterait les intérêts de tous les
habitants de l’Algérie, sans distinction de race ni de religion,
et qui tiendrait compte des intérêts de la France.
« Le
Bureau politique dénonce la violente campagne de panique, de haine
raciale et de diversion de la presse réactionnaire et colonialiste,
dont le but est de dresser les uns contre les autres Musulmans et
Européens, appelés à vivre ensemble en Algérie, leur patrimoine
commun à tous.
« Il
dénonce les appels à la répression bestiale de cette presse aux
ordres des gros seigneurs de la colonisation dont la richesse est
faite de l’immense détresse de millions d’Algériens.
« Le
Bureau politique invite les Algériens, sans distinction d’origine,
et plus particulièrement les travailleurs européens, à ne pas se
laisser influencer par la propagande mensongère des milieux
colonialistes, à réfléchir à ces événements, à rejeter toute
arrière-pensée raciale, pour les juger sainement. Il leur demande
de se souvenir que cette même propagande et ces mêmes menaces
proférées et appliquées au début de la crise en Tunisie ont dû
faire place –parce qu’elles ont fait faillite- après une
douloureuse expérience, à une ère nouvelle pour le règlement du
problème tunisien.
« Il
souligne les contradictions entre la thèse officielle suivant
laquelle le calme règne actuellement en Algérie et les véritables
mesures de guerre prises par le gouvernement général en accord avec
le gouvernement français.
« Le
Bureau politique proteste contre ces mesures de terreur qui tendent,
en créant un climat d’insécurité générale à ouvrir la voie à
une répression généralisée frappant tous les patriotes, tous les
hommes épris de liberté et de démocratie.
« Le
Bureau politique appelle tous les patriotes, tous les démocrates
musulmans et européens, à s’unir et à agir pour obtenir que
soient rapportées les mesures répressives de l’administration,
pour demander la libération de tous les progressistes, démocrates
et militants syndicaux, arbitrairement arrêtés, et pour qu’enfin
soit amorcée une politique nouvelle qui, rompant avec les solutions
de force, fera droit aux justes et légitimes aspirations du peuple
algérien. »
Alger,
le 2 novembre 1954 Le Bureau politique du parti communiste algérien
jeudi 29 octobre 2015
ATHENES V/S JERUSALEM
A quelques encablures de l'inévitable commémoration du carnage de Charlie-Hebdo -quand le troupeau bêlant, sous le fouet des Sayanim, ces bourreaux sans merci, s'en ira cueillir des remords dans la fête servile... (merci Baudelaire)-, lisez, amis lecteurs du blogue, ce passionnant entretien de Gilad Atzmon avec Alimuddin Usmani.
Passionnante, la réflexion de G. Atzmon l'est toujours car elle va au fond des choses de problématiques rendues opaques par les tabous de la "pensée" dominante.
(Le titre est de moi.)
"Alimuddin Usmani : Un grand nombre de personnes ont été choquées par l’attaque meurtrière contre la rédaction de Charlie Hebdo. Nombreux sont ceux qui y ont vu une attaque grossière contre les valeurs occidentales. Est-ce que la liberté d’expression est une valeur occidentale et universelle ?
Gilad Atzmon : La réponse est, bien entendu, affirmative. La liberté d’expression est intégrée dans la pensée athénienne. L’idée est bien illustrée par l’orateur attique Démosthène, qui déclare qu’ « à Athènes on est libre de louer la constitution de Sparte, alors qu’à Sparte seule la constitution de Sparte est autorisée à être louée ». Contrairement à Athènes, qui défend le pluralisme, l’éthique et une recherche incessante de la vérité, Jérusalem représente la répression de la liberté et le rejet de la pensée éthique et universelle. Jérusalem est guidée par les « commandements » et le légalisme. Le « légal » remplace le mode éthique en fixant des limites au discours.
Une telle lecture peut nous aider à comprendre le rôle du politiquement correct au sein de la notion plus large de la liberté d’expression : si la liberté est née à Athènes, la tyrannie du politiquement correct a été importée de Jérusalem et elle est, de loin, la pire ennemie d’Athènes, de la liberté et de l’Occident.
Si la liberté d’expression est le bien culturel des Athéniens, le politiquement correct en est le gardien ; c’est une tentative grossière de fixer les limites de l’intégrité, de l’éthique et de l’expérience humaine en général.
Le pape François a défendu la liberté d’expression suite à l’attaque du journal satirique français mais a également souligné ses limites. Il a dit que les religions doivent être traitées avec respect, afin que la foi des autres peuples ne soit pas insultée ou tournée en ridicule. Est-ce que la liberté d’expression doit avoir ses limites ? Charlie Hebdo était-il réellement une force novatrice en matière de liberté d’expression, ainsi que le prétendent ses sympathisants ?
Charlie Hebdo, comme nous l’apprenons, n’était pas une publication spécialisée dans la liberté d’expression. C’était un magazine néoconservateur et philosémite qui soutenait les guerres sionistes et se consacrait à discriminer les minorités et les musulmans en particulier, alors que dans le même temps il réduisait au silence la critique du pouvoir juif et de la machine de guerre américaine [2]. Charlie Hebdo agissait de la même manière que l’attaché culturel d’Israël à Paris. Au moins idéologiquement, il était un équivalent Français du « Gardien de Judée » [Gilad Atzmon fait référence au journal britannique The Guardian, qu’il s’amuse régulièrement à surnommer « The Guardian of Judea »]. Mais contrairement à son âme-soeur idéologique d’outre-Manche, la défunte revue était particulièrement insipide, extrême et apparemment sur une pente suicidaire.
Les partisans de « Charlie » peuvent faire valoir, à juste titre, que si la liberté est une valeur occidentale, alors cracher sur les prophètes des autres peuples doit également être considéré comme une aventure occidentale. Après tout, la liberté d’expression est la liberté d’exprimer tout ce qui vous passe par l’esprit.
Les « Charlies » ont tort sur ce point. Bien que la tolérance et l’amour du prochain soient intégrés dans l’ethos Chrétien occidental, cracher sur la croix, cracher sur les églises et cracher en général n’est pas nécessairement dans les valeurs occidentales, comme l’a justement suggéré le pape François. Ces gens sont, une fois de plus, un produit de Jérusalem.
En 2009, le Jerusalem Post a publié un exposé sur la tendance croissante des juifs orthodoxes de Jérusalem à cracher sur leurs voisins chrétiens [3]. Israël Shahak a également commenté la haine juive du christianisme et de ses symboles, en suggérant que « déshonorer les symboles religieux chrétiens est un ancien devoir religieux dans le judaïsme ». Selon Shahak, « cracher sur la croix, en particulier sur le crucifix, et cracher quand on passe devant une église, sont devenus obligatoires depuis environ l’an 200 pour les juifs pieux ».
Fait intéressant, cette habitude juive de crachat a eu un impact sur le paysage urbain de l’Europe. Le texte qui suit peut être lu dans un guide touristique :
« Sur le pont Charles de Prague, le visiteur observera un grand crucifix entouré d’immenses lettres hébraïques dorées qui prononcent la traditionnelle sanctification en hébreu Kadosh Kadosh Kadosh Adonai Tzvaot, “Saint, Saint, Saint est le Seigneur des Armées”. Selon divers commentateurs, cette œuvre, dégradante pour les juifs, fût conçue en 1609 parce qu’un juif avait été accusé d’avoir profané le crucifix. La communauté juive fut contrainte de payer pour mettre en place les mots hébreux en lettres d’or. Une autre explication est que le juif avait craché sur la croix et pour cela, son châtiment impliquait une condamnation à mort. Lorsque cet homme supplia pour sa vie, le roi qui cherchait à avoir de bonnes relations avec les juifs dit à la communauté juive qu’elle devait réparer l’offense… [4] »
En fait, le crachat physique n’est pas le problème ici. Cracher est juste le symptôme d’un rejet catégorique culturel profondément ancré de « l’altérité ». Tragiquement, la même chose peut être dite à propos de Charlie Hebdo. Un regard rapide sur les couvertures des magazines révèle un mépris et un irrespect honteux pour l’altérité, les minorités et les musulmans en particulier. Charlie Hebdo est un symptôme de la « jérusalémisation » du libéralisme français et de la nouvelle gauche.
Bien que la première réaction des rédactions du monde entier suite au massacre de Paris ait été la volonté de relayer les caricatures de Charlie Hebdo, il a fallu moins de trente-six heures pour que les éditorialistes occidentaux changent d’avis ; en fait, presque personne n’a relayé cette saleté sioniste. Bien que certains éditoriaux aient prétendu que ces publications pourraient mettre leur personnel en danger, il est plus probable que personne n’ait jugé que les dessins de Charlie Hebdo soient valables pour la publication. Et c’est exactement la réponse d’Athènes à Jérusalem. C’est notre jugement éthique qui nous empêche de cracher sur les autres peuples et leurs prophètes. C’est le jugement éthique qui entretient la tolérance occidentale par opposition au politiquement correct, qui crée l’illusion de la tolérance tout en tuant la capacité à tolérer.
Le massacre de Charlie Hebdo est une alerte dévastatrice pour nous tous. Le choix entre Athènes et Jérusalem est attendu depuis longtemps. Le choix est entre l’universalisme et l’éthique d’un côté et le banal exclusivisme tribal de Charlie Hebdo et de la nouvelle gauche de l’autre.
Au lieu de nous prêcher les valeurs et la liberté de l’Occident, il serait temps que les « Charlies » comprennent le véritable sens de « l’idéal occidental » et de ses fondements culturels. La tolérance chrétienne alimentée par le pluralisme universel et polythéiste athénien est le cœur de la pensée occidentale. L’idéal occidental est l’amour de la beauté, de la « cité », du civil, de l’éthique, de l’harmonie ; c’est le rejet de l’exaltation et du binarisme judéo-centrique. Au lieu de cracher sur les prophètes des autres, nous devons apprendre à chérir le dieu des autres, même celui des juifs, et attendre des autres qu’ils fassent de même.
Vous avez probablement raison : presque personne n’a publié les dessins de Charlie Hebdo après le massacre comme ils l’avaient promis. Mais une semaine plus tard, la couverture du Prophète en larmes, qui incluait au moins un sexe masculin caché, a été reproduite dans plusieurs pays autour de la planète [5]. Qu’en dites-vous ?
C’est en effet une très bonne remarque. La rédaction qui s’est remise au travail a produit cette image embarrassante du prophète Mohammed en sanglots et indulgent.
Depuis un certain nombre d’années nous assistons à une tentative de la part de la gauche d’ériger des dichotomies entre les (bons) « juifs » et les (mauvais) « sionistes », entre les (affreux) « islamistes » et les (pacifiques) musulmans. Ces tentatives sont, en grande partie, intrinsèquement trompeuses et sont mises en place pour compartimenter la discussion au sein d’un discours qui trouve sa place à l’intérieur d’une terminologie de gauche dysfonctionnelle.
La vérité c’est que l’inquisition était une facette du catholicisme. La brutalité sioniste est la voix la plus populaire des juifs du monde entier, au moins depuis 1967, et la résistance islamique et le djihad militaire sont intégrés à l’islam. Il y a un consensus parmi les savants islamiques selon lequel le concept de djihad inclura toujours une lutte armée contre les transgresseurs.
Cependant, il est toujours amusant d’observer les athées gauchistes qui sont exclusivement familiers avec la compréhension de n’importe quel discours ou texte religieux et qui nous font la morale en nous expliquant qui sont les bons musulmans et ce qu’est l’islam. Ils font la même chose à propos des juifs et du sionisme. Et il n’est pas surprenant que la vision du monde de cette gauche qui sert ses petits intérêts n’ait aucune pertinence dans le monde dans lequel nous vivons. Mais cette tendance unique explique comment la gauche européenne est parvenue à s’aliéner elle-même des gens et a atterri dans un état bizarre de détachement complet.
Votre analyse de cette couverture est pour le moins inédite et originale. De son côté, Norman Finkelstein a soulevé la question du « deux poids, deux mesures » à propos de cette tuerie. Il a écrit que peu de personnes ont versé une larme pour Julius Streicher, qui avait été condamné à mort par le tribunal de Nuremberg et exécuté pour avoir publié des écrits et des caricatures antisémites [6]. Qu’en pensez-vous ?
Norman Finkelstein a toujours réussi à me fasciner et je suppose que ce n’est pas réciproque. L’intégrité intellectuelle est un produit rare en ce qui concerne la gauche juive occidentale. Nous sommes familiarisés avec le phénomène PEP – Progressiste Excepté pour la Palestine. Finkelstein n’est évidemment pas un PEP, bien qu’il ait sa limite. Finkelstein a été plus loin que le dévoilement du crime israélien, l’industrie de l’Holocauste, il a aussi désigné BDS comme faisant l’objet d’un « culte ». Finkelstein a payé un prix élevé pour avoir été sincère. Mais cela n’a pas atténué ses propos.
Ici, il met une fois de plus en lumière le vide intellectuel qui unit ceux qui se proclament être des « Charlies ». De toute évidence, nombre de ceux qui disent « Je suis Charlie » ne soutiennent pas la liberté universelle et élémentaire, ils font campagne en faveur des droits des gauchistes blancs privilégiés, pour se moquer des musulmans et de leurs prophètes. Est-ce qu’ils vont aussi respecter le droit de Faurisson à réviser l’histoire ? Est-ce qu’ils vont soutenir Dieudonné ? D’une certaine manière, j’en doute.
Je pense que de nombreuses personnes partagent votre doute. Cette nouvelle caricature du Prophète a également provoqué des émeutes dans certains pays musulmans. Au Niger, plusieurs personnes ont été tuées et des églises brûlées [7]. Les émeutiers semblent avoir choisi une cible particulièrement inappropriée car les journalistes de Charlie Hebdo possédaient une tendance anticléricale et pratiquaient souvent l’offense à l’égard des chrétiens. Qui a intérêt à provoquer un « choc des civilisations » ?
Il est évident que l’athéisme fanatique est là pour bénéficier des chocs religieux. Il sert à véhiculer l’image selon laquelle les religions sont au cœur de tout le mal. Il est également vrai que la laïcité radicale juive est plutôt une force dominante au sein du milieu idéologique athée. Ce phénomène est aisé à expliquer. La nature rigide du judaïsme rabbinique, qui est basée sur l’observance aveugle, sur l’identification et sur le symbolisme, fait partie d’une expérience épanouissante qui façonne aussi bien la nature de l’idéologie juive athée que la dissidence juive.
Il est évident que l’athéisme fanatique est là pour bénéficier des chocs religieux. Il sert à véhiculer l’image selon laquelle les religions sont au cœur de tout le mal. Il est également vrai que la laïcité radicale juive est plutôt une force dominante au sein du milieu idéologique athée. Ce phénomène est aisé à expliquer. La nature rigide du judaïsme rabbinique, qui est basée sur l’observance aveugle, sur l’identification et sur le symbolisme, fait partie d’une expérience épanouissante qui façonne aussi bien la nature de l’idéologie juive athée que la dissidence juive.
Les juifs qui laissent tomber leur dieu ressentent le besoin de remplacer leurs anciennes croyances par une identité alternative et énergique. Ils adhèrent occasionnellement à une forme radicale d’athéisme déraciné, qui est avant tout préoccupé par une défiance universelle complète contre tous les systèmes de croyance. Il est inutile de dire que cette forme radicale d’athéisme conserve la rigidité de l’orthodoxie juive et à l’instar du cas du judaïsme, elle échoue à développer une éthique universelle, ou bien quelque chose qui ressemble de près ou de loin à la tolérance.
Mais examinons la notion de « choc des civilisations ». Comment est-ce qu’elle trouve sa place dans la notion de « tolérance » et de « multiculturalisme ». C’est facile, elle n’y trouve pas sa place. Tout le mythe de la « tolérance occidentale », du « post-colonialisme » et du « multiculturalisme » s’est effondré le 11 septembre 2001 pour autant que la gauche soit concernée. La notion de « gauche », « d’autrui » s’est évaporée dès l’instant où « autrui » a manifesté une réelle altérité. Une fois qu’il était clair que le prétendu « autrui » pense et agit différemment, le lien entre la « gauche » et les « musulmans » s’est effondré. Le massacre de Charlie Hebdo a poussé les choses encore plus loin. Nous assistons clairement à un puissant continuum politique entre la nouvelle gauche et l’extrême droite sur les problématiques liées aux communautés musulmanes.
Une fois ce plus, ce continuum est facile à expliquer. Le monde occidental est, comme nous le savons, déterminé par le principe de l’esprit des Lumières – la célébration du « I », c’est-à-dire de l’individualisme et l’individualité. Le capitalisme, l’impérialisme, l’interventionnisme mais également le bolchévisme et les droits de l’homme sont déterminés par la philosophie du « sujet humain », du « soi » et de son « épanouissement ». Mais dans le cas de l’islam et du judaïsme, c’est l’esprit tribal, en opposition à l’individuel, qui domine et qui dicte même son rôle au sujet. Dans le cas du judaïsme et de l’islam, c’est la lutte et la survie de la tribu qui dominent la philosophie collective et la loi.
À moins que nous comprenions cette claire dichotomie métaphysique, spirituelle et culturelle entre l’Est et l’Ouest, nous ne serons pas en mesure ne serait-ce que d’envisager des perspectives de paix, encore moins d’atteindre une coexistence harmonieuse.
Notes
[1]http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2015/05/05/32001-20150505ARTFIG00007-qu-est-ce-que-le-projet-de-loi-renseignement.php
[2] En 2002, Philippe Val, qui était à l’époque le rédacteur en chef, avait dénoncé l’anti-américanisme et la critique excessive d’Israël de Noam Chomsky dans les médias institutionnels. En 2008, un dessinateur de Charlie Hebdo, Siné, a écrit un petit article à propos de Jean Sarkozy, qui s’était converti au judaïsme afin de marier une richissime héritière d’un géant de l’électro-ménager. Siné avait ajouté ce commentaire : « Il ira loin ce petit. » Pour cette raison, Siné a été viré par Philippe Val pour antisémitisme.”.(Diana Johnstone, http://www.counterpunch.org/2015/01/07/what-to-say-when-you-have-nothing-to-say/)
[4] Pour en savoir plus : A Travel Guide to Jewish Europe, p 497.
[5] http://www.thegatewaypundit.com/2015/01/does-charlie-hebdo-mohammad-cover-include-a-hidden-penis/
[7] http://www.francetvinfo.fr/economie/medias/charlie-hebdo/charlie-hebdo-45-eglises-brulees-au-niger-dans-les-emeutes-contre-le-journal_801107.html
Source : http://www.egaliteetreconciliation.fr/Entretien-avec-Gilad-Atzmon-sur-l-affaire-Charlie-Hebdo-35797.html
Inscription à :
Articles (Atom)



